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Mon séjour burkinabé (3) : Banfora

Mon séjour burkinabé (3) : Banfora Posted on 10 février 2006Leave a comment

Mercredi 01 février

Levée aux aurores pour prendre le bus pour aller à Banfora qui se situe à 80 km de Bobo Dioulasso. Il s’agit d’une ville de 50 000 habitants environ à forte productivité agricole environnante (canne à sucre, riz,…). C’est un bon point de départ pour grand nombre d’excursion.

Sur le trajet on est arrété pour contrôle de papier. La coutume locale « veut » que les gens qui n’ont pas leur papier d’identité, notamment les burkinabé, doivent descendre du bus à moins de s’acquitter d’une amende/pot de vin (pas bien saisi). Si pas d’argent pour payer on se retrouve comme une poire au bord de la route.

Banfora

Arrivée à Banfora, direction l’hotel Canne à Sucre (le meilleur du coin il parait). Ensuite commence mon périple. Rien de remarquable à visiter dans le bourg. On m’avait recommandé de trouver un guide et de louer une mobylette (c’est le guide qui conduit, moi à l’arrière), qu’à cela ne tienne je m’exécute. Et me voilà partie sur les routes, euh plutot sur des pistes cahotiques avec un inconnu à l’arrière d’une mobylette totalement inconfortable à aller dans des endroits reculés (enfin à 12 km de la ville quoi). Même pas peur.

Domes de Fabédougou

Première visite, les dômes de Fabédougou. Il s’agit de formations calcaires érodées par les pluies et la projection de grains de sable par le vent. Sur place, il faut payer un droit de visite : 1000 F CFA (soit 10 F soit 1,5 ?). Par la suite tous les endroits à visiter ce sera la même chose. Des adolescentes émoustillées nous suivent, apparemment elles veulent des cadeaux. N’étant partie qu’avec mon appareil photo et une bouteille d’eau, je ne vois pas ce que je peux donner. L’une d’elles demande ma chemise Levies. Bon ok je veux bien être open up mais quand même c’est ma vieille chemise qui me suit partout alors non, et accessoirement elle sert d’intermédiaire entre la selle de la mob et mon postérieur, ce qui n’est pas négligeable. Elles finissent par abandonner le combat et nous voilà seuls en haut des dômes. C’est calme, il fait chaud… j’en profite pour me relaxer.

 

Chutes de Karfiguiela

Direction ensuite les chutes de Karfiguiela. Pour y accéder il faut marcher un peu. Passage par une allée de manguiers, à l’abri du soleil il fait bien frais, ça fait du bien.

Découverte des cascades. Ô surprise il y a 3 touristes.. 2 femmes qui manifestement pas prévu de se baigner le font dans le plus simple appareil (fantasmez pas les mecs c’étaient 2 vieilles allemandes sans doute à la recherche de… j’y reviendrais plus tard). Moi finaude j’ai le maillot de bain. Baignade et farniente au bord de l’eau pendant 2 h (qui se feront sentir en fin de journée). Alors que je suis en pleine méditation une odeur caractéristique parvient à mes narines. Ca vient de mon guide qui me propose « T’en veux? ». « Non merci seulement en soirée pour moi ». « La nuit se couche tôt ici, à 18h ça ira?? ».

En contrebas de la falaise on peut voir les eaux de Comoe serpentant dans la plaine alluvionnaire. (en haut à gauche).

Ci-contre le bassin où j’ai fait trempette, même été sous la cascade.

 

Après ce long moment de détente, direction le lac de Tengrela pour aller voir ses fameux hippopotames… vi vi vi!

Lac de Tengrela

Pour cela nous empruntons un détour qui évidemment n’a rien d’une belle route, mon majestueux fessier est à l’agonie. Traversée de rizières (importées par les chinois of course), voir la photo pour visualiser ces foutus chemins!

Le lac est une immense étendue d’eau calme (dingue pour un lac non??). Nous louons une barque pour aller à proximité des hippopotames qui se la coulent douce dans l’eau. Là le soleil tape bien je sens que quelque chose ne va pas au niveau épiderme… bah on verra plus tard! Et puis les voilààààààààààà, les hippos!

Bon ok je n’en verrais que la tête et n’entendrais que leur pets nasaux. Mais bon c’est déjà ça.

Puis retour à l’hotel. Mon guide veut me sortir dans la soirée. Euh ben pour le coup j’ai le dos fracassé, les fesses en compote. Donc ce sera tranquillou soirée à la fraiche au bar de l’hotel.

Juste pour mémoire, mon guide d’une journée.

Au passage, après l’allemand dépressif de Bobo, me voilà à coté du belge libidineux qui ne gène pas négocier une fille au téléphone, en s’assurant qu’elle est clean car il veut baiser sans capote. Le fait que je sois à proximité ne le gène apparemment pas dans sa conversation. J’apprends par la suite que des vieilles commencent à venir aussi dans le coin pour se taper du petit jeune…

Réflexion prise je ne suis pas vraiment une routarde (cf la paillote climatisée où je dormais, on est loin du campement), enfin une routarde seule, je décide donc de rentrer dès le lendemain à Ouaga. C’est plus drôle de partager ces moments là avec quelqu’un.

Retour qui se fera en bus aussi : 8h dans un bus non climatisé…. au pa
ssage un type qui désire épouser une française me demande si ça m’intéresse… euh non.

Arrivée à Ouaga, même pas le courage de passer à la maison, je file à la piscine de l’hôtel.

Un regret sur ce parcours : ne pas avoir pousser plus loin vers le pic de Sindou ou à l’opposé vers le pays Lobi. Pas grave ça fera l’occasion d’y revenir accompagnée.

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