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Mon séjour burkinabé (2) : Bobo Dioulasso

Mon séjour burkinabé (2) : Bobo Dioulasso Posted on 9 février 2006Leave a comment

Mardi 31, 7h30 :

Le trajet :

Départ en bus pour Bobo Dioulasso, le pays des bobos. Curieuse comme une huitre de découvrir cette région qui n’a rien à voir avec le VIème arrondissement.

Le trajet commence avec comme fond sonore une radio locale et son émission « Charme et Bonheur » (ou un truc du genre…). Principe de l’émission : des gens appellent pour faire une annonce de rencontre ou pour répondre à une précédente annonce. Chaque appel est pris immédiatement et la musique est régulièrement coupée.

L’animatrice : « bonjour auditeur, la matiné ça va bien? » (là l’animatrice ne s’adresse pas à tout le monde mais à la personne qui est au bout du fil, son prénom ben c’est auditeur ou auditrice).

Auditeur : « Bonjour, la matinée va bien. Je cherche une femme au teint clair pour une amitié sincère et durable » (à savoir que cette phrase je vais l’entendre plus d’une fois. Amitié sincère et durable me fait sourire, teint clair laisse pensif finalement sur les critères de sélection).

Auditrice : « Bonjour, la matinée va bien. J’ai 17 ans. Je cherche un homme entre 24 et 30 ans avec une bonne situation pour une amitié durable et sincère ». Les critères féminins sont légèrement différents.

Après une heure de cette charmante émission, le chauffeur passe sur K7. Et là c’est parti pour 4h de musique africaine à tue-tête. Même mon iPod Nano n’a rien pu y faire.

Au bout de 2h30, arrêt pipi à Boromo, ville étape. Je suis en train de somnoler à proximité de la porte du bus quand il s’arrête. La porte s’ouvre et une multitude de bras tendus proposent eau, mouchoir, pain, banane, carotte, oignon en faisant plein de bruit… J’y peux rien, mais dans mon demi sommeil ça me rappelle un film de zombies (faut vraiment que j’arrête de les regarder).

Au bout de 5h de trajet on arrive enfin à Bobo.

Bobo Dioulasso

Chambre d’hotel prise, je prends un guide pour la découverte de la ville (NB : un après midi suffit amplement pour ça).

Bobo Dioulasso, avec ses plus de 400 000 habitants, est la seconde ville du pays et est le centre économique du Burkina Faso.

Le nom est formé pour réconcilier les ethnies Bobo et Dioula, « so » voulant dire maison. Construite de part et d’autre de la rivière Houet qui donne son nom à la province, la ville est fraîche et très ombragée.

Direction la mosquée la plus « typique » de Bobo (mosquée de Dioulasso-Bâ).

 

Mosquée de Dioulasso-Bâ : C’est l’une des constructions les plus anciennes caractérisant la ville de Sya. Elle fut construite par l’Almany Sakidi SANOU en 1880, elle est du style soudanais, caractérisée par des piquets (servant à la restauration du revêtement extérieur) et des contreforts.

 

Puis petit circuit dans le vieux quartier de Dioulasso-Bâ. On m’avait déconseillé d’y aller car coin pauvre et très odorant. Effectivement je confirme. Mais c’est là aussi que je vais prendre les photos les plus sympas. C'est le plus ancien quartier traditionnel. Les maisons sont construites en banco. Elle comprend les quartiers Kibidoué, Donoma et Tougousso.

En plus j’aurais manqué la maison Bobo la plus ancienne, la maison mère Konsa qui date du XVème siècle. Notez sur la photo la présence de 2 bobos (Jen si tu veux être une vraie bobo tu sais où puiser ton inspiration…).

Il y a un espèce de cours d’eau sacré où se cotoient cochons, laveuses de linge et plus en amont un groupe d’hommes font leur toilette.

 

Avant de quitter le vieux quartier on aperçoit un crocodile dit sacré (lui aussi).

Puis visite du dédale du marché où le guide prend bien soin de me trainer aux stand de ses potes. Pour le coup j’ai peu de liquidité sur moi donc difficile d’acheter. Le vendeur n’est pas content : « Si j’ouvre la boutique c’est pour les touristes européens et américains. Si t’achète pas je vis comment moi?? ». Je lui ai proposé d’attendre les américains.

Visite ensuite du musée de la musique… ridiculement petit. De plus notons qu’à ce moment là j’ai dans les pattes 5h de bus, une visite entière de la ville… lors de la diffusion d’un DVD sur les djembé, j’avoue je me suis endormi sur mon siège en bois. Il faut tout de même savoir que Bobo Dioulasso est la capitale du balafon (espèce de xylophone en bois, pour plus de renseignement voir ) et qu’on y fabrique de très beaux instruments.

Au retour j’aperçoit la gare ferrovière d’architecture coloniale, j’ai oublié d’aller voir la tombe de la princess bobo Guimbi Ouattara.

Retour à l’hotel où je me prends mon apéro à côté d’un allemand dépressif… véridique , le médecin est arrivé pour lui prescrire les pilules qui font rire!

Prochaine étape : Banfora.

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