Posted in Forme & Bien-Etre Sport

La Sans Raison, mon premier vrai trail

La Sans Raison, mon premier vrai trail Posted on 12 novembre 2016Leave a comment

Ça y est j’ai enfin fait mon premier trail pour de vrai. J’étais restée sur une grosse frustration lors du raid des Alizées où j’avais plus fait accompagnatrice solidaire randonneuse tortue. Cet été j’ai fait une rando trail pendant 3 jours en Auvergne avec ma copine Marylin (bientôt promis j’en parle), mais suite à une blessure au pied ce fut surtout rando.

Donc lorsque j’ai entendu parlé de la Sans Raison, course se déclinant en 3 formats : la Balèze (35 km/ 600D+), la Thérèse (16 km / 320 D+) et la Laise (course en relai). Coup de folie je m’inscris sur la Balèze, en me disant que j’aurais le temps de m’entrainer (2 mois).

Sauf que le temps passant, je fais des sorties running sans plus, je me fais tranquillou les 20 kil de Paris pareil sans plus d’entrainement (mais mon 1h46 me rassure un peu sur le moment).

Nous voilà au 06 novembre, avec une météo qui commence à changer. Je le dis « si il pleut quand je me lève je me recouche! » car la gadoue moyen pour une première. Une chance, il fait beau! enfin une chance.. du coup je me sens obligée d’y aller.

La course prend son départ à Vélizy, ce n’est pas loin, pas besoin de se lever très tôt non plus.

9h : le départ.J’ai en tête que je vais être dans les dernières. Les gens ont l’air d’être tous des trailers, ça fiche la trouille.

Le premier km se fait sur la route pour atteindre la forêt, puis rapidement vers le 3ème km on rentre dans le vif du sujet, une première côte, que rapidement tout le monde fait en marchant car plutôt très raide. Et donc la première descente. Qu’on se le dise je ne suis pas une spécialiste de la descente quelque soit le mode de locomotion, même avec mes pieds. Je tâtonne le sol pour bien positionner mes pieds, peur de la chute. C’est là que je me fais grave doubler par des pros (?) de la descente.

sans-raison-4Photo : Loic
sans-raison-5Photo : Laurent Devillechabrolle

Pendant une quinzaine de kilomètre montées et descentes vont s’enchainer. Certaines montées sont moins rudes que d’autres et sur lesquelles j’essaye de maintenir une petite foulée car c’est nettement possible.
Or voilà ce que je découvre : dès qu’il y a un peu de dénivelé le trailer marche, même quand c’est encore possible de courir. Du coup dans certains passages étroits je me fais coincée et suis obligée de marcher aussi. Par contre dès qu’il y a une descente, le trailer fonce à mort pour rattraper. J’étais pleine d’illusion que tout le monde courait comme Killian. On m’a glissé dans l’oreillette que c’était moins épuisant de marcher que de courir… sauf qu’à mon avis les premiers ils ont du courir un peu plus ! Et puis si je veux marcher je randonne! (ouais je rale, onde négative, toussa..)

sans-raison-1Photo : Loic

Au fil des kilomètres et des descentes je commence à prendre de l’assurance en D-, le pas est moins hésitant et la descente plus rapide.
Entre le 15ème et 20ème km le parcours laisse un peu de répit en terme de dénivelé, je me mets sur une cadence course à pieds normale. Juste avant le ravito du 21ème, j’ai failli louper l’embranchement, heureusement un autre trailer m’appelle et m’évite la boulette. Au ravito je prends mon temps avant de repartir.

Les montées reviennent, j’essaye de faire le max en courant. Et dès qu’il faut marcher, j’ai comme l’impression que mon expérience de trekkeuse m’aide pas mal aussi (zut quoi j’ai fait le Kilimanjaro!!) et du coup je me mets à doubler dans les montées.

Au 26ème km je sens une présence persistante dans mon dos « bon il va finir pas me doubler??« . Finalement le monsieur me demande si je compte faire moins de 4h. Personnellement n’ayant aucun objectif ni aucun point de référence je n’en sais fichtre rien. Il reste à ce moment là 9km et seulement 51min pour faire moins de 4h. Sur route je dis « easy mec », mais là à la moindre côte pentue je sais qu’il peut y avoir rapidement dérive. Je lui dis donc que c’est jouable mais un peu tendu. Il décide de me coller aux basques car j’ai « un bon rythme régulier« . Pas peu fière de servir de lièvre. Ou alors il avait envie de mater mes fesses mais j’en doute.

sans-raison-3Photo : Loic

Et là j’enchaine km par km en me disant que c’est bientôt fini. A 3 km de l’arrivée il reste 20 min pour un sub 4h. Ne connaissant vraiment pas le profil du tracé, je dis dis au monsieur que ça me semble mort. Et pourtant je ne lâche pas, je marcherais bien moi aussi comme tous ceux que je double. Et puis finalement le chemin est de plus en plus plat du coup je me lâche (enfin moyennement), j’augmente la cadence et finis les 2 derniers km à 5’30 le kil ( C’est là que j’ai du perdre mon suiveur).

Le finish se fait sur le stade Rober Wagner, un demi tour qui semble qui interminable.

sans-raison-6Photo : Laurent Devillechabrolle

Voilà c’est fini en 3h57 et 30sec.

 

Une photo publiée par Frogita (@frogita) le

Et ben tu sais quoi, je ne suis pas peu fière car non seulement j’ai réussi, j’ai fait un temps pas trop mal pour mon niveau, le tout sans entrainement.

Moi qui avait dit « non non pas de marathon en semestre 2 », et bien là je m’en suis rapprochée quand même. Et même que le soir je n’étais pas fatiguée.

Bilan :

  • est ce que j’ai envie de faire d’autres trails? OUI!
  • Est ce que là en décembre j’ai envie de faire la Saintélyon : euh non…

On va dire babytraileuse pour l’instant. J’ai plus l’envie de passer sur des trails de mêmes distances avec des dénivelés plus importants. Pour des trails un peu plus longs on en reparlera deuxième semestre 2017.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *