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Autopsie d’un abandon (presque annoncé)

Autopsie d’un abandon (presque annoncé) Posted on 5 mars 20171 Comment

En cette soirée de post semi marathon de Paris, ça va pleuvoir de compte rendus. Il y a bien longtemps que je ne fais plus trop de compte rendu de course. Cette fois ci exception faite pour parler en fait d’abandon.
Et oui je n’ai pas fait force et honneur face aux éléments déchainés de la météo parisienne de ce dimanche 05 mars 2017.

Et pourtant…

Mais revenons en arrière .. depuis quelques semaines une première douleur apparue dans le bas du dos et qui repart.. je n’y prête pas trop attention. Puis par moment elle arrive, et envoie des décharges qui se répercutent dans le mollet gauche. Rien dans la cuisse. Ayant entendu tellement d’histoire de sciatique je commence à me dire « serait ce cela? »

Ça s’en va et ça revient comme chanterait Cloclo. Et puis ça se répercute aussi dans la jambe droite. Avec toujours des décharges dans les mollets. Mais quand je ne fais rien. En courant je le sens un peu au début et puis à chaud ça disparait.. bon.. je fais l’autruche.

Je prépare le marathon de Paris, je fais du frac.. mes séances c’est du 800m en 4′, je suis à chaque fois en dessous, pas épuisée. Le cardio est bon. Mais une douleur dans la cuisse, derrière, au niveau du tendon (?) fait son apparition dans les dernières séries. Pas sur les sorties longues, uniquement en effort un peu intense.

Sur cette photo, vois tu j’ai mal mais je me dis que je gère :

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Je flector.

Et puis cette semaine je me décide à aller voir mon ostéo ce magicien. Jeudi. Et bien coté sciatique (car c’était ça) plus rien en ce dimanche… La cuisse laissée tranquille va bien aussi..enfin je crois.

***petite voix malicieuse qui dit « ne prends pas le départ, ne prends pas le départ***

Et pourtant je vais y aller à ce départ annoncé sous de mauvaises conditions météo (je garde espoir qu’une fois de plus ils se soient plantés sur leur prédictions).

Il se met à pleuvoir dès que je patiente sur la ligne de départ… on gèle sur place..Le début de course est dur : membres pétrifiés de froid, doigts engourdis (même si on ne court pas avec c’est embêtant). Aucune douleur dans le dos, je jubile. Après le 1er km j’essaye de m’imposer le rythme pour tenir un objectif en dessous de 1h55. Je suis bien..

semi

(bon ok faut que je bosse le ravito mais avec les bananes sur le sol mouillé, j’ai fait gaffe et pris mon temps).

Et là juste avant le 6ème la douleur derrière la cuisse se fait sentir.. doucement… pour aller crescendo jusqu’au 7ème. En arrivant juste avant Bastille, ça devient fulgurant tel un éclair, j’hésite je stoppe puis je reprends.. le temps de faire 100m très très douloureux, voilà ce qui traverse mon esprit :

  • il reste plus de 13 km, ça ne sera pas gérable à cette allure
  • je risque de vraiment me faire mal (j’ai à ce moment des visions de trucs qui se déchirent)
  • vouloir cette médaille à tout prix (que j’ai déjà en plusieurs exemplaires) va devoir se chercher en trottinant ou en marchant (frustrant quand on a la capacité d’aller vite)
  • il fait un temps exécrable, je reste polie mais ce fut horrible, que je ne compte pas m’infliger en marchant
  • j’ai un marathon dans un mois
  • j’ai un rv chez l’ostéo jeudi
  • il y a la station Bastille qui est direct jusqu’à Chateau de Vincennes pour récupérer mes affaires

Voilà …100 m pour m’assoir sur ma photo instagram de la médaille.. et honnêtement je ne regrette pas.

C’était risquer voir mon entrainement stoppé net, mon marathon mis en « danger » (abus de langage) .. voir pire : mes randonnées sur une ile au soleil en avril, mon half en mai…

Alors pourquoi « presque annoncé »? parce que à force de pratique on commence à connaitre son corps, ses douleurs, ses priorités. Exit le no pain, no gain. Si il y a de la pain, ça peut faire mal. La petite voix avait raison, c’était mon inconscient bien conscient. Et d’ailleurs sur la photo de couv’ on dirait que je fais déjà une veillée funèbre du dossard.

Si c’était arrivé dans les derniers km j’y allais au mental sur un pied, mais pas quand il restait encore 2/3 du parcours.

Est ce que je suis démoralisée : NON! Là présentement j’ai glacé, mis de l’anti inflammatoire, je sens le point où ça fait encore mal.

J’ai juste réajusté ma semaine à venir d’entrainement avec de la natation, du Home Trainer pas trop violent et du yoga Bikram, des activités qui vont me maintenir mon cardio à niveau. Et également revu mes menus, car la nutrition c’est important.

Et vous seriez vous prêt à abandonner ou aller au bout coute que coute?

1 comment

  1. Dès lors que le sport n’est pas mon gagne-pain, dès que ca grince, je stoppe. Surtout en course. Autant en vélo, c’est moins traumatisant, mais course pour dos/genoux/chevilles, j’arrête les frais.

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