Mémo
Un jour je respecterai mon programme.. je le jure!!
Un jour je respecterai mon programme.. je le jure!!
Parce qu'on n'a pas voulu faire les choses simplement - et surtout pour cause de réservation tardive et de budget => moitié prix si on part de deauville alors moi
je n'ai pas hésité!! - nous bourges parisiennes (après ce voyage c'est une certitude, n'en déplaise à certains) sommes parties de Deauville pour aller à Marrakech. Après un trajet en voiture où
j'ai infligé aux douces oreilles de Blondie successivement Nostalgie, RFM, Radio FG pour me rendre compte en fin de course
que j'avais UN cd de Madonna (elle aime bien Madonna, Blondie, alors si vous avez une place pour son concert ce serait bien, en plus ce serait presque pile poil pour son anniv' ... ), nous
arrivames 2 et non 3000 à Deauville-St Gatien.
Alors c'est clair ce n'est pas un aéroport internationnal. Certe celui ci est bien pourvu d'accueil spécialisé et d'un service vétérinaire constant pour les chevaux (après tout ne sommes nous pas 2 belles pouliches??? hein hein? par contre on y cherche encore les étalons), mais bon voilà quoi... même pas un distributeur de kawa!
Bref arrivées assez tôt on arrive à s'enregistrer rapidement. Et là Ô stupeur un panneau au comptoir indique : "PLACEMENT LIBRE"... on croit d'abord à une blague. Que nenni point du tout, les cartes d'embarquement qu'on nous remet ne comporte effectivement aucun numéro de siège. Réflexion rapide dans nos têtes : au moment de l'embarquement bien se positionner en crevarde qu'on est. Enregistrement effectué, on pense enfin se taper le kawa-clope au café de l'aéroport (pas de machine mais quand même un resto!!). Que dalle! Nous voilà bloquées dans notré élan par une gendarmette contrôleuse douanière truc qui veut procéder à la fouille de nos bagages. Et vas y que je farfouille dans les petites culottes! Première réaction : "pourquoi nous????". Une phase d'observation plus tard, nous nous rendons compte qu'elle ne sélectionne que les femmes (jolies, jeunes et classes de préférence)... bref nous ne porterons pas de jugement sur cette discrimination... mais bon elle avait une bonne tête de refoulée. A noter au moment de l'embarquement le tatage de seins pour la fouille au corps d'une nana qui a bipé au portillon (on ne sait jamais histoire qu'elle cache une arme dans ses tétons).
Plaçage réussi dans l'avion qui pour un charter est assez confortable. En plus on a eu droit à un repas... bon pas le top mais comme on mourrait de fin.
Ben après rien.... on est arrivé à Marrakech.
Bon voilà le dernier épisode de mon séjour burkinabé. Au vue de certains commentaires on l'attend avec impatience. Hélas je crains, cher lecteur, qu'il soit beaucoup moins pittoresque que les épisodes précédents. En effet était prévu un éventuel passage dans une réserve avec tout plein d'animaux (enfin je crois), et bon ben voilà, on a préféré lézarder au soleil au bord de la piscine. Et ben faible j'ai été, faible je suis. Néanmoins j'ai fait quelques emplettes. Quelques petites statues en bronze (moi je les adore) et 2 ou 3 colliers.
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Au passage je me suis faite engueulée par un des vendeurs car je ne voulais pas acheter ses statues en bois, et pourtant il a baissé le prix à donf, mais bon je n'en voulais pas.
Donc voilà les derniers jours se résument à farniente au bord de la piscine, Flag et Gin Tonic, et même pas honte.
Le bronzage est magnifique même si en pleine nuit j'ai l'impression de faire la luciole (au cas où on aurait peur de ne pas trouver le chemin, suivez les 2 ronds blancs). Moi qui ai horreur d'avoir des marques! Révez pas y a pas de photos pour le coup.
Cela dit côté photo, il y a un photographe pro qui nous a pris à l'hotel sous la paillote, mister H. et moi. On figurera peut être dans la catalogue Accor, Mercure de Ouaga... bidonnage!!
Bon sinon à noter que je suis incollable sur la CAN (pour les non footeux, la coupe d’Afrique des nations, un truc du genre). Notamment sur la rencontre Cameroun – Côte d’Ivoire, même que c’est Drogba qui a marqué le pénalty gagnant au tir au but, et ceci après les 90 min de temps réglementaire, suivi des 30 min de prolongation et des 11 tirs au but qui ont précédé le gagnant…. Et ouais…
C’est la mort dans l’âme que je vais prendre mon avion le lundi soir pour rentrer au froid. Bon comme je ne pouvais pas partir sans une petite anecdote : on a droit à 2 valises de 23 kg chacune (attention faut suivre) mais pas à une seule valise de plus de 23kg, logique non ?? Bref à l’aller ma valise faisait 22 kg, donc si je rajoute les statues ça va dépasser. Je les mets donc dans mon sac à dos que j’emporte en cabine. Je passe tous les contrôles jusqu’au passage aux rayons X. Et là je me fais enguirlander comme quoi c’est marqué partout « les statues sont considérées comme des objets contendants, elles sont donc interdites en cabine ».. retour à la case départ pour enregistrer mon sac à dos en soute, je cherche les affichettes qui soit disant avertissent… elles sont planquées dans un recoin. Bref obligée de me retaper toutes les files d’attente. Et voilà retour à la grisaille et au froid.
Mercredi 01 février
Levée aux aurores pour prendre le bus pour aller à Banfora qui se situe à 80 km de Bobo Dioulasso. Il s'agit d'une ville de 50 000 habitants environ à forte productivité agricole environnante (canne à sucre, riz,...). C'est un bon point de départ pour grand nombre d'excursion.
Sur le trajet on est arrété pour contrôle de papier. La coutume locale "veut" que les gens qui n'ont pas leur papier d'identité, notamment les burkinabé, doivent descendre du bus à moins de s'acquitter d'une amende/pot de vin (pas bien saisi). Si pas d'argent pour payer on se retrouve comme une poire au bord de la route.
Banfora
Arrivée à Banfora, direction l'hotel Canne à Sucre (le meilleur du coin il parait). Ensuite commence mon périple. Rien de remarquable à visiter dans le bourg. On m'avait recommandé de trouver un guide et de louer une mobylette (c'est le guide qui conduit, moi à l'arrière), qu'à cela ne tienne je m'exécute. Et me voilà partie sur les routes, euh plutot sur des pistes cahotiques avec un inconnu à l'arrière d'une mobylette totalement inconfortable à aller dans des endroits reculés (enfin à 12 km de la ville quoi). Même pas peur.
Domes de Fabédougou
Première visite, les dômes de Fabédougou. Il s'agit de formations calcaires érodées par les pluies et la projection de grains de sable par le vent. Sur place, il faut payer un droit de visite : 1000 F CFA (soit 10 F soit 1,5 €). Par la suite tous les endroits à visiter ce sera la même chose. Des adolescentes émoustillées nous suivent, apparemment elles veulent des cadeaux. N'étant partie qu'avec mon appareil photo et une bouteille d'eau, je ne vois pas ce que je peux donner. L'une d'elles demande ma chemise Levies. Bon ok je veux bien être open up mais quand même c'est ma vieille chemise qui me suit partout alors non, et accessoirement elle sert d'intermédiaire entre la selle de la mob et mon postérieur, ce qui n'est pas négligeable. Elles finissent par abandonner le combat et nous voilà seuls en haut des dômes. C'est calme, il fait chaud... j'en profite pour me relaxer.
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Chutes de Karfiguiela
Direction ensuite les chutes de Karfiguiela. Pour y accéder il faut marcher un peu. Passage par une allée de manguiers, à l'abri du soleil il fait bien frais, ça fait du bien.
Découverte des cascades. Ô surprise il y a 3 touristes.. 2 femmes qui manifestement pas prévu de se baigner le font dans le plus simple appareil (fantasmez pas les mecs c'étaient 2 vieilles allemandes sans doute à la recherche de... j'y reviendrais plus tard). Moi finaude j'ai le maillot de bain. Baignade et farniente au bord de l'eau pendant 2 h (qui se feront sentir en fin de journée). Alors que je suis en pleine méditation une odeur caractéristique parvient à mes narines. Ca vient de mon guide qui me propose "T'en veux?". "Non merci seulement en soirée pour moi". "La nuit se couche tôt ici, à 18h ça ira??".
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En contrebas de la falaise on peut voir les eaux de Comoe serpentant dans la plaine alluvionnaire. (en haut à gauche). Ci-contre le bassin où j'ai fait trempette, même été sous la cascade. |
Après ce long moment de détente, direction le lac de Tengrela pour aller voir ses fameux hippopotames... vi vi vi!
Lac de Tengrela
Pour cela nous empruntons un détour qui évidemment n'a rien d'une belle route, mon majestueux fessier est à l'agonie. Traversée de rizières (importées par les chinois of course), voir la photo pour visualiser ces foutus chemins!
Le lac est une immense étendue d'eau calme (dingue pour un lac non??). Nous louons une barque pour aller à proximité des hippopotames qui se la coulent douce dans l'eau. Là le soleil tape bien je sens que quelque chose ne va pas au niveau épiderme... bah on verra plus tard! Et puis les voilààààààààààà, les hippos!
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Bon ok je n'en verrais que la tête et n'entendrais que leur pets nasaux. Mais bon c'est déjà ça.
Puis retour à l'hotel. Mon guide veut me sortir dans la soirée. Euh ben pour le coup j'ai le dos fracassé, les fesses en compote. Donc ce sera tranquillou soirée à la fraiche au bar de l'hotel.
Juste pour mémoire, mon guide d'une journée.
Au passage, après l'allemand dépressif de Bobo, me voilà à coté du belge libidineux qui ne gène pas négocier une fille au téléphone, en s'assurant qu'elle est clean car il veut baiser sans capote. Le fait que je sois à proximité ne le gène apparemment pas dans sa conversation. J'apprends par la suite que des vieilles commencent à venir aussi dans le coin pour se taper du petit jeune...
Réflexion prise je ne suis pas vraiment une routarde (cf la paillote climatisée où je dormais, on est loin du campement), enfin une routarde seule, je décide donc de rentrer dès le lendemain à Ouaga. C'est plus drôle de partager ces moments là avec quelqu'un.
Retour qui se fera en bus aussi : 8h dans un bus non climatisé.... au passage un type qui désire épouser une française me demande si ça m'intéresse... euh non.
Arrivée à Ouaga, même pas le courage de passer à la maison, je file à la piscine de l'hôtel.
Un regret sur ce parcours : ne pas avoir pousser plus loin vers le pic de Sindou ou à l'opposé vers le pays Lobi. Pas grave ça fera l'occasion d'y revenir accompagnée.
Mardi 31, 7h30 :
Le trajet :
Départ en bus pour Bobo Dioulasso, le pays des bobos. Curieuse comme une huitre de découvrir cette région qui n'a rien à voir avec le VIème arrondissement.
Le trajet commence avec comme fond sonore une radio locale et son émission "Charme et Bonheur" (ou un truc du genre...). Principe de l'émission : des gens appellent pour faire une annonce de rencontre ou pour répondre à une précédente annonce. Chaque appel est pris immédiatement et la musique est régulièrement coupée.
L'animatrice : "bonjour auditeur, la matiné ça va bien?" (là l'animatrice ne s'adresse pas à tout le monde mais à la personne qui est au bout du fil, son prénom ben c'est auditeur ou auditrice).
Auditeur : "Bonjour, la matinée va bien. Je cherche une femme au teint clair pour une amitié sincère et durable" (à savoir que cette phrase je vais l'entendre plus d'une fois. Amitié sincère et durable me fait sourire, teint clair laisse pensif finalement sur les critères de sélection).
Auditrice : "Bonjour, la matinée va bien. J'ai 17 ans. Je cherche un homme entre 24 et 30 ans avec une bonne situation pour une amitié durable et sincère". Les critères féminins sont légèrement différents.
Après une heure de cette charmante émission, le chauffeur passe sur K7. Et là c'est parti pour 4h de musique africaine à tue-tête. Même mon iPod Nano n'a rien pu y faire.
Au bout de 2h30, arrêt pipi à Boromo, ville étape. Je suis en train de somnoler à proximité de la porte du bus quand il s'arrête. La porte s'ouvre et une multitude de bras tendus proposent eau, mouchoir, pain, banane, carotte, oignon en faisant plein de bruit... J'y peux rien, mais dans mon demi sommeil ça me rappelle un film de zombies (faut vraiment que j'arrête de les regarder).
Au bout de 5h de trajet on arrive enfin à Bobo.
Bobo Dioulasso
Chambre d'hotel prise, je prends un guide pour la découverte de la ville (NB : un après midi suffit amplement pour ça).
Bobo Dioulasso, avec ses plus de 400 000 habitants, est la seconde ville du pays et est le centre économique du Burkina Faso.
Le nom est formé pour réconcilier les ethnies Bobo et Dioula, "so" voulant dire maison. Construite de part et d'autre de la rivière Houet qui donne son nom à la province, la ville est fraîche et très ombragée.
Direction la mosquée la plus "typique" de Bobo (mosquée de Dioulasso-Bâ).
Mosquée de
Dioulasso-Bâ : C'est l'une des constructions les plus anciennes caractérisant la ville de Sya. Elle fut construite par l'Almany Sakidi SANOU en 1880, elle est du style soudanais,
caractérisée par des piquets (servant à la restauration du revêtement extérieur) et des contreforts. |
Puis petit circuit dans le vieux quartier de Dioulasso-Bâ. On m'avait déconseillé d'y aller car coin pauvre et très odorant. Effectivement je confirme. Mais c'est là aussi que je vais prendre les photos les plus sympas. C’est le plus ancien quartier traditionnel. Les maisons sont construites en banco. Elle comprend les quartiers Kibidoué, Donoma et Tougousso.
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En plus j'aurais manqué la maison Bobo la plus ancienne, la maison mère Konsa qui date du XVème siècle. Notez sur la photo la présence de 2 bobos (Jen si tu veux être une vraie bobo tu sais où puiser ton inspiration...).
Il y a un espèce de cours d'eau sacré où se cotoient cochons, laveuses de linge et plus en amont un groupe d'hommes font leur toilette.
Avant de quitter le vieux quartier on aperçoit un crocodile dit sacré (lui aussi).
Puis visite du dédale du marché où le guide prend bien soin de me trainer aux stand de ses potes. Pour le coup j'ai peu de liquidité sur moi donc difficile d'acheter. Le vendeur n'est pas content : "Si j'ouvre la boutique c'est pour les touristes européens et américains. Si t'achète pas je vis comment moi??". Je lui ai proposé d'attendre les américains.
Visite ensuite du musée de la musique... ridiculement petit. De plus notons qu'à ce moment là j'ai dans les pattes 5h de bus, une visite entière de la ville... lors de la diffusion d'un DVD sur les djembé, j'avoue je me suis endormi sur mon siège en bois. Il faut tout de même savoir que Bobo Dioulasso est la capitale du balafon (espèce de xylophone en bois, pour plus de renseignement voir là) et qu'on y fabrique de très beaux instruments.
Au retour j'aperçoit la gare ferrovière d'architecture coloniale, j'ai oublié d'aller voir la tombe de la princess bobo Guimbi Ouattara.
Retour à l'hotel où je me prends mon apéro à côté d'un allemand dépressif... véridique , le médecin est arrivé pour lui prescrire les pilules qui font rire!
Prochaine étape : Banfora.
Arrivée en fin de journée à Ouagadougou, capitale mondialement connue du Burkina Faso. But du voyage : séjour touristique. Je suis attendue par Mister H., qui me reçoit pendant pendant mon séjour (nous conserverons son anonymat).
Premier choc des cultures : Ouaga, malgré le fait que ce soit une capitale, reste une ville quand même assez pauvre aux infrastructures sommaires, aussi le fait d'être véhiculée en décapotable est dans un sens assez décalé. Il est 18h, les rues sont envahies par les 2 roues, véhicules de prédilection ici. Entre la poussière et les gaz d'échappement, il flotte comme un nuage de pollution.
La villa est spacieuse, confortable... ben oui je vous avais prévenu, je ne suis pas
une routarde, j'ai besoin de mon petit confort. Je suis accueillie avec champagne et fraises.. oui fin janvier on trouve des fraises ici (la photo pour le prouver
pour les septiques). Les 2 premiers jours ce sera repos au bord de la piscine d'un hôtel. Piscine presque privative tellement il n'y a personne.
Prise de connaissance avec la cantine de mister H. (un peu de pub ne nuit pas).
Le lundi je me décide à prendre les choses en main, il faut que j'organise mon petit périple à Bobo Dioulasso et Banfora (Cf. la carte pour situer). Un des employés, Marcel, me véhicule en mobylette à travers la ville. En l'espace de 2h nous avons crevé 2 fois et déraillé 1 fois. Réparation sur le bas côté de la route chez l'un des nombreux "artisans" proposant ce service éclair (je l'ai dit c'est le royaume des 2 roues). Horaires de bus pour Boboland pris, je peux me reposer à la piscine.
Prochaine note : ma petite excursion à Bobo et Banfora.